16: François Cavé et Monseigneur Affre

Publié le par la Goutte d'Or: Trésor caché de Paris-Nord

RUE CAVE

 

 

             François Cavé

 

            Nous parlions précédemment dans la rue Stephenson, de l’impact qu’eu la Révolution Industrielle sur ce quartier. En effet, dans cette rue se trouvait un des ateliers de François Cavé, un surdoué de la mécanique. Né en 1794, il monte à l’âge de 17ans à Paris pour y faire son apprentissage. A 20 ans, il propose à son patron de construire une nouvelle machine à vapeur pour remplacer celle qui s’essoufflait. Il en profita pour inventer une machine à vapeur à cylindres oscillants, dont il déposa le brevet, et qui lui permis de s’installer à son compte. Il devint alors le roi de la machine-outil. Il inventa entre autres des perceuses. C’est dans son atelier, rue Cavé, à la Goutte d’Or, qu’il fabriqua la deuxième locomotive française, La Gauloise.

 

 

 

 

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RUE AFFRE

 

 

            L’origine du nom de cette rue vient de Monseigneur Affre (1793-1848), archevêque de Paris. Monseigneur Affre était allé sur la barricade des insurgés rue du Faubourg Saint Antoine (près de la place de la Bastille) pour leur demander de se rendre c'est-à-dire qu’il travaillait pour le général Cavaignac, organisateur de la répression. Monseigneur Affre a été tué d'une balle sur la barricade mais personne, à la Mairie de Paris comme à l'archevêché, n'ose reconnaître que cette balle n'a pas été tirée par les insurgés. Par le silence autour de la provenance réelle de la balle meurtrière, on veut accabler un peu plus le peuple parisien qui s'est soulevé. Estimer que Monseigneur Affre a "rendu au pays, et à la République, des services éminents et indiscutables" est tout simplement une tromperie.

           

 

 

 

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Bibi le titi 11/06/2012 16:20


A propos de l'ancien fournil Manzagol au 33bis rue Doudeauville 75018 Paris:


Ce n'est plus une boulangerie depuis longtemps, hélas...
Le Fournil Manzagol, en activité, fournissait le Plazza Athénée, des adresses prestigieuses sur Les Champs et ailleurs dans Paris (le Carré des Feuillants, place Vendôme...) et d'autres plus
'rustiques' mais néanmoins conviviales comme Les Abers vers l'Opéra, et ses tartines copieuses...
Triste destin de la Qualité France artisanale quand les héritiers passent à autre chose, et que les maîtres de maison ne savent pas faire fructifier les savoirs-faire ancestraux alors que l'homme
de l'art, pourtant, le boulanger, était un sacré pro, ancien Compagnon du Tour de France, et d'Europe.
Meilleur ennemi de Poilâne, à l'époque, qui, lui, avait industrialisé sa production dans des fournils technologiques ultra-modernes de banlieue, Manzagol fournissait sur son site de production
traditionnelle situé près de Montmartre, un produit d'exception cuit dans un four traditionnel à arches de terre qui aurait dû être classé monument historique de la cuisson du pain à l'ancienne
avant que les nouveaux propriétaires n'en fasse n'importe quoi. Tout se perd, le bon sens, puis le bon pain.
Sur Google Street, force m'est de constater que si l'enseigne n'a pas disparue, l'objet social est différent.


Le site lagouttedOr.net signale 'une petite curiosité' : l'ancien four, plus utilisé.


Il ne s' agit pas d'une petite curiosité, mais d'un outil de grande valeur, dans son jus, méconnu, que bien des boulangers utiliseraient s'ils savaient qu'un tel patrimoine existe encore.


J'invite les gestionnaires du site lagouttedOr.net à se rapprocher de la Chambre Syndicale de la Boulangerie, que j'ai alertée, afin qu'un tel outil ne soit plus méconnu, ni ignoré.

Marc 24/12/2014 03:07

Bonjour titi, je viens de lire votre message, je suis à la recherche de tout à propos de Manzagol.....Photos, articles de presse, je réside au Québec. Merci de me répondre si vous le désirez bien entendu....Un boulanger passionné